Méditation

 

 

 

 

Mois de juillet

« Dieu prend-t-il des vacances ? »

Ainsi titrait le journal de St-Loup, un titre qui avait attiré mon attention, mais, faute d’avoir conservé ce journal, me voilà réduite à vous donner quelques pistes par moi-même maintenant :

Pour pouvoir prendre des vacances, il faut d’abord travailler.

Or, Dieu travaille-t-il vraiment ? Il crée, il aime. C’est une activité à plein temps, certes, mais est-ce un travail ? Au fond, ce qui est en jeu dans cette question ne réside pas d’abord le « faire », comme on envisage un travail, mais « l’être », la réalité ontologique de Dieu lui-même.

Dieu est amour, infiniment, éternellement, Dieu est et Dieu est amour.

Dieu pourrait-il cesser d’aimer ? Dieu pourrait-il prendre des vacances de son amour, c’est-à-dire, nous laisser tomber, et partir au loin, bronzer sur un nuage ? L’absurdité de cette image dit bien l’impossibilité de ceci.

Dieu aime à la folie, sans limite. Non, Dieu ne prend pas de vacances, car il ne travaille pas. Il se donne et ne cesse de se donner au monde et à chacun de nous. Il ne peut se renier lui-même, cesser d’être Dieu. Il est celui qui est, qui était et qui sera, un Dieu qui nous aime jusqu’à donner sa vie pour nous.

Alors, dans nos vacances, car nous en avons besoin, réjouissons-nous de reposer dans l’infini de l’amour de Dieu. Il ne prend pas de vacances, mais béni nos vacances !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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